La période Néolithique (4500 à 2000 environ avant J.-C.)
Le Néolithique ou « âge de la pierre polie » commence assez tard pour la Tunisie. Traditions locales et apports extérieurs se conjuguent pour donner au pays un nouveau visage et, à côté des formes évoluées du Capsien, on trouve des outils en pierre polie et des poteries. Ce Néolithique se prolongera jusqu’à l’arrivée des Phéniciens et même au-delà puisqu’on continuera pendant longtemps à utiliser des flèches en pierre et des modes de sépulture néolithiques et protohistoriques comme les mégalithes, les dolmens et les haouanets creusés aux flancs des rocs et particulièrement abondants dans le Cap Bon.
Le plus grand changement à l’époque néolithique c’est le dessèchement du climat qui devient à peu près ce qu’il est aujourd’hui. Certaines espèces animales comme l’hippopotame et le rhinocéros disparaissent, par contre les animaux domestiques comme le chien et le cheval font leur apparition. Bien que notre connaissance des temps néolithiques demeure incomplète, il ne semble pas que l’on puisse dater de cette époque l’apparition d’une vraie agriculture. St. Gsell se contente, pour sa part, d’affirmer prudemment que les indigènes de l’Afrique du Nord n’ont pas attendu la venue des Phéniciens pour pratiquer l’élevage et l’agriculture.
D’autres savants, comme G. Camps, tout en admettant que l’agriculture nord-africaine est ancienne, hésitent à la faire remonter au Néolithique. Ils fondent leur doute sur l’absence de graines et de plantes cultivées dans les gisements néolithiques. Ils considèrent que certaines scènes de vannage ou de broyage représentées sur des peintures rupestres peuvent tout aussi bien se rapporter au traitement de graines sauvages que de graines de céréales. Les documents archéologiques et historiques permettent uniquement d’affirmer, que l’agriculture apparaît et commence à s’organiser entre la fin du Néolithique et l’époque punique. C’est une agriculture protohistorique qui ne doit rien aux Carthaginois. Le problème est complexe et seules de nouvelles découvertes et une meilleure connaissance du Néolithique permettront de le résoudre.
Contentons nous donc, en attendant, d’affirmer ce qui paraît acquis : aucune certitude absolue en ce qui concerne l’existence d’une agriculture réellement Néolithique mais des données incontestables, confirmées notamment par l’archéologie et la linguistique, et montrant que les autochtones de la protohistoire pratiquaient des cultures antérieurement à la pénétration phénicienne. Parmi les cultures les plus anciennement connues en Afrique du Nord, on peut citer le blé dur auquel les Berbères donnent le nom de «irden». E. Laoust a montré que ce même mot est employé par tous les Berbères depuis l’oasis Siouah (à l’est de l’Egypte) jusqu’aux îles Canaries. Cela prouverait l’ancienneté de l’appartenance du blé à l’économie nord-africaine.
Les botanistes pensent que ce blé était venu d’Abyssinie, ce qui confirmerait quelque peu le point de vue des anthropologistes qui tendent à rattacher l’origine des Berbères à l’Afrique orientale. Des arguments du même genre peuvent montrer que l’orge, les céréales secondaires et certains fruits ou légumes préexistaient à la conquête phénicienne. Ainsi on peut affirmer que les fèves, l’ail, les pois chiches, les melons, les courges et les navets sont très anciennement connus.
Les Berbères de la protohistoire ne cultivaient peut être pas l’olivier, mais les anciens habitants de Djerba savaient déjà tirer l’huile de l’olivier sauvage et le vin des fruits du jujubier. L’amandier, le figuier, la vigne et le palmier sont aussi très anciens. De même l’utilisation de la houe, de l’araire et de certains autres instruments de travail de la terre ne semble pas être due à une quelconque influence étrangère. Parmi les vestiges les plus intéressants du Néolithique et de la protohistoire nous trouvons les gravures rupestres, tantôt creusées au silex et représentant des sujets aux traits réguliers, tantôt grossièrement pointillées et très schématiques. Certains animaux auxquels on semble avoir voué un culte ont été plus volontiers représentés que d’autres.
Les quelques portraits humains qu’on y trouve sont généralement ceux de personnages vêtus de peaux de bêtes et portant l’étui phallique. Dans certains cas, ils ont la tête couverte d’une couronne de plumes, ou bien ils portent des colliers et des bracelets ou sont armés d’arcs, de flèches et de boomerangs. Les œufs d’autruche furent utilisés comme bouteilles, coupes et parures depuis le Capsien. Souvent ils présentent aussi un décor gravé ou peint fait de motifs géométriques et parfois, comme à Redeyef, de motifs figuratifs. De cette même époque semblent dater des poteries de facture certes médiocre mais témoignant d’un certain souci esthétique et quelques statuettes d’aspect primitif. Au total nos connaissances sur les modes de vie, les croyances, les goûts et la production de cette époque demeurent bien vagues.
Les Berbères
On dispose de ressources plus faibles encore quand il s’agit d’étudier les hommes qui habitèrent notre pays avant l’arrivée des Phéniciens. Quelle que soit la période de la préhistoire à laquelle nous tentons de nous placer pour dégager des données précises nous nous heurtons à de sérieux obstacles. On a beaucoup de peine à tirer la moindre conclusion claire de toutes les études, anciennes ou récentes, consacrées à ce difficile problème. Il est cependant admis que les Berbères ne sont, à l’origine, que des étrangers venus, vers le Néolithique, se fixer dans un pays jusqu’alors peuplé d’hommes sur lesquels nous ne possédons presque pas de renseignements sinon qu’ils ont été métissés d’éléments plus ou moins négroïdes vers l’époque capsienne.
L’hypothèse la plus vraisemblable, dans l’état actuel des études, considère les Berbères comme une race d’hommes proto-méditerranéens analogues aux populations méditerranéennes actuelles d’Orient ou d’Europe. Apparus au VIII e millénaire, ils sont les auteurs de la civilisation capsienne. Toutefois c’est l’Orient qui semble avoir joué le rôle principal pour ces Berbères dont la langue se rattache au groupe chamito-sémitique du Proche-Orient. Leur nom de Berbères (ou Barbares), leur a été donné par les Grecs et les Romains qui avaient l’habitude de qualifier ainsi tous les étrangers à leur civilisation.
Les peuples anciens les appelaient aussi les Libyens. Ce nom semble dériver du mot égyptien Lebu utilisé dès le XIII e s. avant J.-C. pour désigner un peuple africain, puis étendu par les Grecs à tous les Berbères. Plus tard, seuls les habitants de l’Afrique du Nord-Est conservèrent ce nom avant de devenir les Afri des Latins, et leur pays l’Africa.
Cependant, comme l’a noté G. Camps, il se peut que le véritable nom du peuple berbère provienne de la racine M Z G ou M Z K qui se retrouve dans les noms des Mazices, Mazaces, Mazazeces des Romains, Maxyes d’Hérodote, Mazyes d’Hecatée, et Meshwesh des Égyptiens. Il semble ainsi que les Imuzagh de l’ouest du Fezzan, les Imagighen de l’Air, les Imazighen de l’Aurès, du Rif et du Haut Atlas ne soient que des survivances d’un même nom ancien donné aux Berbères. Avec la formation de peuples, puis de royaumes berbères, les distinctions et les nuances se multiplient chez les auteurs anciens.
C’est ainsi que les Berbères, sujets de Carthage, conservèrent le nom de Libyens ; ceux du Maghreb central furent appelés Numides, et ceux du Maroc Maures. Dans le Sud de ces pays vivaient des Berbères appelés Gétules. Cependant certains auteurs parlent de Pharusiens au Sud du Maroc, de Garamantes au Fezzan. Les uns et les autres semblent avoir parlé une langue commune qui est probablement à l’origine des dialectes berbères modernes et qui semble être de la même famille que l’Égyptien ancien. D’ailleurs l’Afrique du Nord de cette époque a subi l’influence de l’Egypte pharaonique qui fut un des premiers berceaux de la civilisation.
Ce fait peut être mis en rapport avec les multiples tentatives de pénétration libyenne en Égypte commencées dès 3300 avant J.-C. et qui aboutirent à la conquête du Delta vers 950. Il semble enfin que notre pays fut, au lendemain du Néolithique, en relation avec la Sicile, la Sardaigne et même le Sud de l’Italie. C’est par ces relations que l’on explique la diffusion au Cap Bon de ces haouanets qui étaient connus en Sicile et en Sardaigne
Les Phéniciens et la fondation de Carthage
Les échelles phéniciennes
La Tunisie était encore dans sa phase protohistorique et vivait donc à l’écart des grands courants de la civilisation méditerranéenne, lorsque vers la fin du XII e s. avant l’ère chrétienne, les premiers Phéniciens vinrent s’y installer. Si les nouveaux venus sont relativement bien connus, les conditions et les étapes de leur installation demeurent, par contre, obscures. Ils paraissent avoir fondé leur plus ancienne colonie, Utique, vers 1101 avant J.-C.
L’absence de données chronologiques précises nous empêche d’avancer des dates pour leurs divers autres établissements. On peut cependant admettre que, dès cette époque lointaine, les Phéniciens avaient établi un réseau de stations et d’escales le long des rivages tunisiens afin de pouvoir relâcher chaque soir après une étape de quarante kilomètres environ. Ces « abris » coïncidaient souvent avec des points d’eau où ils pouvaient se ravitailler et en même temps réparer leur navire, ou se réfugier en cas de tempête. Pour ces grands navigateurs doublés de commerçants habiles, la Tunisie ne constituait pas une fin en soi. Rien de prime abord, ne pouvait les y attirer. Le sous-sol n’était doté d’aucun métal précieux, et si le sol était riche de possibilités, il était exploité d’une manière si rudimentaire qu’il ne livrait encore aucun produit agricole susceptible de les intéresser au point de les faire venir d’aussi loin.
En fait, l’Espagne était le but ultime de cette aventure phénicienne en Méditerranée occidentale. Le pays de Tartessos, véritable Eldorado du monde antique, fournissait, en abondance, l’étain et le cuivre dont le transfert en Orient constituait une des bases de la richesse phénicienne. Les rivages de l’Afrique du Nord étaient providentiels, parce que, d’une part ils rendaient l’accès à l’Espagne singulièrement facile en supprimant les aléas de la navigation en haute mer, à une époque où on ne pratiquait que le cabotage, et d’autre part, ils permettaient de surveiller et de contrôler la route du métal précieux. Le site d’Utique, se trouvant à mi-chemin entre le point de départ et le point d’arrivée de ce long parcours eut le privilège de susciter le premier grand établissement phénicien en Tunisie. Cette grande cité antique ne cessera de jouer un rôle important que le jour où la Medjerda aura entièrement comblé ses ports de nombreuses alluvions qui modifieront le paysage côtier de toute la région.
Elissa et la fondation de Carthage
Carthage ne devait voir le jour que de nombreuses années après Utique. Plus jeune également qu’Hadrumète, semble-t-il, elle est plus vieille que Rome, puisque divers textes indiquent qu’elle a été fondée en 814 avant J.-C. Son site est très avantageux, car il se trouve dans un golfe ouvert sur le détroit qui unit les deux bassins, occidental et oriental, de la Méditerranée.
D’autre part, des lagunes séparent la zone de Carthage du continent et lui assurent une certaine sécurité contre les attaques pouvant venir de l’intérieur. La tradition place, d’ailleurs, un premier établissement, phénicien, antérieur à Carthage et sur son emplacement même. Dans l’état actuel des fouilles archéologiques ce fait ne peut être confirmé. Pendant longtemps on s’est fondé sur l’archéologie qui n’avait pas fourni de documents antérieurs à la deuxième moitié du VIII e s., pour avancer la date de la fondation de la cité à la deuxième moitié du VIII e s. ou au début du VIP s. Mais les découvertes récentes tendent à confirmer la date de 814 avant J.-C.

En ce qui concerne les origines et les circonstances de la fondation de Carthage, nous disposons de plusieurs textes anciens, mais la réalité s’y mêle étroitement à la légende. Les récits les plus circonstanciés nous rapportent que le roi de Tyr avait institué comme héritiers son fils Pygmalion et sa fille Elissa. Celle-ci, écartée du trône au profit de son frère, épousa Acherbas, prêtre de Melquart et, de ce fait, second personnage du royaume après le souverain. Acherbas était de surcroît immensément riche. Ses richesses ne tardèrent pas à éveiller la convoitise du jeune roi Pygmalion qui, dans l’espoir de s’en emparer, se débarrassa d’Acherbas en le tuant. La belle Elissa conçut contre son frère une haine implacable. Elle décida de fuir en compagnie de quelques puissants citoyens qui avaient accumulé contre Pygmalion autant de haine que sa propre sœur. Celle-ci décida d’agir avec prudence : elle informa son frère de son désir de s’installer chez lui et de quitter la maison de son mari qui lui rappelait trop son triste deuil.
Pygmalion s’empressa d’accepter dans l’espoir de voir arriver en même temps que sa sœur l’or pour lequel il n’avait pas hésité à tuer son beau-frère. Il mit à la disposition d’Elissa de fidèles serviteurs, chargés de l’aider à transporter ses biens. Le soir, Elissa fit embarquer ses biens, gagna la haute mer et là elle obligea les serviteurs du roi à jeter dans les flots des sacs pleins de sable leur faisant croire qu’ils renfermaient la fortune d’Acherbas. Elle manœuvra ensuite si habilement que les serviteurs se crurent menacés des plus cruels supplices s’ils retombaient sous la main de leur redoutable maître qui n’avait pas hésité à tuer un proche parent pour s’emparer de ces mêmes richesses qu’ils venaient de jeter à la mer. Ils n’eurent alors rien de plus pressé que d’accompagner Elissa dans sa fuite. Ils ne tardèrent pas à être rejoints par tous ceux qui désiraient fuir et qui étaient au courant du projet d’Elissa. Après un sacrifice à Melqart, le convoi se dirigea vers Chypre. Dans cette île, les fugitifs embarquèrent avec eux le grand prêtre de Junon-Astarté ainsi que quatre-vingts jeunes filles, enlevées au moment où elles venaient sur le rivage pour offrir leur virginité à Vénus et se constituer une dot, comme c’était la coutume à Chypre.
Cette opération était destinée à procurer des femmes aux jeunes gens parmi les fugitifs phéniciens et une abondante progéniture à leur future ville. Après un long périple, les Phéniciens débarquèrent sur le site de Carthage où ils ne tardèrent pas à établir de bonnes relations avec les autochtones. Les coutumes locales interdisaient l’acquisition par les étrangers de terrains plus vastes qu’une peau de bœuf. Elissa découpa la peau en lanières si minces qu’elles suffirent à cerner les plus vastes espaces. Elle réussit, grâce à cette ruse, à tourner la loi et à avoir autant de terrain qu’elle voulait. Il ne restait plus alors qu’à fonder la ville pour laquelle ces Phéniciens étaient venus de si loin.
C’était l’acte le plus important que l’on pût accomplir dans un monde antique dominé par la superstition. Les origines de Rome ou d’Athènes ont, selon les Anciens, continuellement pesé sur le destin de ces grandes métropoles, et le premier acte dans la fondation d’une ville est toujours considéré comme un présage. Les premiers travaux de fondation de la nouvelle colonie mirent au jour une tête de bœuf, symbole d’une vie de labeur et de servitude que ne souhaitaient ni Elissa ni ses compagnons. Ils creusèrent le sol plus loin et déterrèrent une tête de cheval, présage d’un destin belliqueux et puissant qui correspondait aux vœux des fondateurs. Le choix se fixa donc sur ce deuxième emplacement.
Cependant Hiarbas, roi autochtone, ébloui par l’éclatante beauté et la vive intelligence d’Elissa, voulut l’épouser et déclara aux Carthaginois qu’il leur ferait la guerre si l’illustre princesse lui refusait sa main. Prévenue des intentions d’Hiarbas, Elissa se trouva fort embarrassée, partagée qu’elle était entre le désir de demeurer fidèle à la mémoire de son premier mari et le souci d’épargner à sa jeune patrie les dures épreuves d’une guerre qui pourrait lui être fatale. Elle décida néanmoins d’accepter la proposition d’Hiarbas et ordonna à ses hommes d’entamer les préparatifs de la cérémonie de mariage.
Quand tout fut prêt, elle fit dresser un bûcher pour effacer par un dernier sacrifice le souvenir de son ancien mari ; puis, après avoir immolé de nombreuses victimes, elle monta sur le bûcher et se jeta dans le feu après avoir déclaré qu’elle allait rejoindre son époux comme le voulaient ses compatriotes. Ce geste lui valut d’être, par la suite, honorée comme une divinité. Plus tard, le poète latin Virgile l’associant à Enée, en fit une héroïne de l’Enéide sous le nom de Didon. Ce nom semble dû aux Libyens pour les nombreuses pérégrinations d’Elissa. Il semble signifier en langue punique « femme virile », voire « meurtrière de Baâl », « génie protecteur du bien », ou « celle qui donne ». Virgile situe ainsi son histoire longtemps avant la date traditionnelle de la fondation de Carthage et ceci, dans le but de rendre possible la rencontre entre les deux personnages, impliqués dans la fondation des deux villes destinées à se disputer l’hégémonie du monde méditerranéen.
Légende et réalité
Le premier récit de la fondation de Carthage semble s’être constitué dans un milieu culturel grec ou carthaginois hellénisé. Ce récit, en dépit de son caractère légendaire, contient un certain nombre de données historiques telles que l’importance du culte voué à Melqart à Tyr, l’existence d’une aristocratie carthaginoise originaire de Tyr et la mention du lieu appelé Byrsa. Cependant le recours à la ruse de la peau de bœuf semble reposer sur un jeu de mots : « Byrsa », signifiant peau de bœuf en grec, existait en phénicien mais avait un sens tout à fait différent (forteresse ?). De même, l’épisode de la tête de cheval déterrée lors des travaux de fondation et considérée comme un bon présage semble avoir été inventé après coup et inspiré par la présence sur les monnaies carthaginoises d’une tête de cheval.

En tout cas, on peut penser que, malgré la légende, qui entoure sa fondation, Carthage est due à l’initiative de Phéniciens venus de Tyr. Plusieurs facteurs se conjuguèrent pour les pousser à réaliser cette fondation : attrait des métaux précieux d’Espagne sur des commerçants ; pression démographique à Tyr ; pression tyrannique des Assyriens ; avantage du site… Aucun élément ne permet de confirmer qu’Elissa, la sœur de Pygmalion, ait participé à la fondation de Carthage. Cette ville au nom prestigieux (Qart Hadasht signifie capitale nouvelle) connut des débuts assez modestes. Longtemps, tout comme Utique et les autres comptoirs phéniciens, elle vécut sous la dépendance de Tyr, lui payant des dîmes et faisant des offrandes au temple d’Hérakles (Melqart). L’archéologie, pour sa part, confirme des liens étroits avec l’Orient et l’Egypte (poteries d’Orient et divers bijoux et amulettes d’Egypte).
Extrai du livre “HISTOIRE GÉNÉRALE DE LA TUNISIE: Tome I (Khaled Belkhoja, Abdelmajid Ennabli, Ammar Mahjoubi, Hédi Slim)
